Comment suivre une thérapie lorsque l’on est expatrié ?

Cet article a été publié par psychosolutions.

Ce n’est pas parce que vous vivez à l’étranger que vous êtes seul face à vos problèmes. Les expats peuvent connaitre des coups durs comme tout un chacun et ressentir le besoin d’en parler à un psy est légitime. La solution la plus simple est de trouver un thérapeute sur place. Ce n’est pas toujours possible et même lorsque ça l’est, la barrière de la langue ou la barrière culturelle peut rendre les échanges moins spontanés. Il est souvent plus facile d’aborder les sujets intimes avec une personne qui peut nous comprendre à demi-mots.

L’autre solution est donc de se tourner vers un psy en ligne. Le développement d’internet même dans les contrées les plus lointaines en fait une méthode particulièrement prisée des expatriés. Nombreux sont les thérapeutes qui proposent leurs services en ligne ou par téléphone  et il existe aujourd’hui un vrai choix tant au niveau des approches thérapeutiques proposées que des personnes qui proposent ces thérapies. En savoir +

Cabinet de PsychothérapieThérapie de Couple – Thérapie Brève IntégrativePsychanalyse Rêve Eveillé

Psychothérapie pour les expatriés

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DOUBLE CONTRAINTE ET INJONCTION PARADOXALE

Par Anne-Laure Buffet

On nomme double contrainte (double-bind) une paire d’injonctions paradoxales consistant en ordres explicites ou implicites intimés à quelqu’un qui ne peut en satisfaire un sans violer l’autre.

Cette notion a été découverte par l’Ecole de Palo Alto et Gregory Bateson.

Par exemple, celui cité par Bateson de la mère balinaise, qui dit à son fils :

« Tu ne m’embrasses pas ? » et qui se raidit quand celui-ci vient lui faire un câlin. Or, comme on sait que le non-verbal domine toujours le verbal, cette mère dit à son fils à quel point elle ne l’aime pas.

En matière de manipulation, les piliers principaux de la communication perverse sont confusion, induction, culpabilisation. En fait le mot « communication »  est  particulièrement mal adapté puisqu’il s’agit en fait de ne surtout pas communiquer.

Son but : affaiblir l’autre, le faire douter de lui, de ses pensées et de ses affects. La victime va y perdre le sentiment de son identité. Puisqu’il s’agit à la fois d’éviter le conflit direct avec elle, et de l’amener à une totale docilité, elle doit  être privée tant de son sens critique que de sa capacité à se rebeller. Alors seulement il sera possible de l’attaquer pour la mettre à sa disposition.

To bind (bound) signifie « coller », « accrocher » à deux ordres impossibles à exécuter avec un troisième ordre qui interdit la désobéissance et tout commentaire sur l’absurdité de cette situation d’ordre et de contre-ordre dans l’unité de temps et de lieu. Sans cette troisième contrainte, ce ne serait qu’un simple dilemme, avec une impossibilité de décider plus-ou-moins grande suivant l’intensité des attracteurs. En savoir +

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Couple : quels sont les 5 ingrédients du conflit ?

"C'est à cause de toi que je suis triste ou en colère, tu fais toujours la même chose…" Bien connue, l'accusation est la meilleure manière de lancer la dispute. Mais les causes du mal-être sont souvent plus profondes et intérieures.

Tristesse, colère, attentes non satisfaites, peurs, blessures de l'enfance. Ces cinq ingrédients créent en nous des troubles qui vont à tous les coups susciter le conflit à deux, comme l'explique le psychanalyste Guy Corneau à l'origine de la pièce "L'Amour dans tous ses états" jouée jusqu'à fin avril au théâtre parisien "Les Feux de la rampe".

Guy Corneau intervient sur scène pour décrypter les ennuis et impasses d'un ménage dans lequel il est facile de se reconnaître. Il est interprété avec humour et tendresse par Camille Bardery et Hervé Pauchon (sur lequel les auditeurs de France Inter mettront un visage). Dans la salle, les échanges de regards et sourires trahissent bien des couples dans leur exercice de la vie à deux.

"50% des couples sont des couples impossibles"

Une autre manière de comprendre nos conflits est de s'interroger sur le couple que nous formons. Car pour Guy Corneau, "un couple sur deux est un couple impossible" dans le sens où nous nous attachons à une personne qui ne peut littéralement pas répondre à nos besoins. Des besoins qui, selon lui, se modèlent dès l'enfance en fonction de la relation que nous avons eu avec nos parents. En savoir +

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Le poids des étiquettes

De Jean-Mard HENRIOT

L’effet Pygmalion est une « prophétie auto réalisatrice ». Les psychologues américains Rosenthal et Jacobson ont démontré d’une façon brillante comment l’idée qu’une personne avait sur une autre, même sans être du tout exprimée, produisait un effet sur cette autre.

 

Des professeurs, persuadés que tel élève avait un fort Q.I., induisaient à leur insu une meilleure réussite de cet enfant, si bien que celui-ci présentait de meilleurs résultats aux tests de Q.I. réalisés ultérieurement. Des étudiants, persuadés qu’un groupe de rats de laboratoire allait avoir de très mauvais résultats, ont observé, chiffres en mains, que leurs rats se révélaient nuls et inefficaces !!

 

Depuis, il a été abondamment démontré que les représentations que nous possédons intérieurement, les étiquettes que nous mettons silencieusement sur l’interlocuteur, influencent ce dernier à un point tel qu’il finit par se comporter avec nous exactement comme nous pensions qu’il allait se comporter. Le supposé agressif va devenir agressif, le supposé sympathique va montrer des qualités appréciables, etc., etc.

   

Evidemment, sans le savoir, nous transmettons notre idée dans la relation par de multiples canaux non verbaux, même si notre discours verbal est censé ne pas trahir notre point de vue secret. Les animaux (cf. les cas d'animaux "savants", dont on a compris comment ils puisaient la "réponse" dans les signaux inconscients et non verbaux de leurs maîtres) sont eux aussi très sensibles à nos a priori.

 

Bref et en résumé, nos idées sur les autres, et même sur le monde, et sur la vie en général présentent un fort pouvoir d’auto réalisation. Les autres, le monde, la vie viennent le plus souvent confirmer ce que nous avions prévu… et ceci nous conforte dans la justesse de notre vision. Cercle vicieux inconscient ! Mais puissamment effectif et capable de colorer une destinée.

 

Mauvaise nouvelle : ce que je crois, ce qui m’arrive, la façon dont les autres se comportent avec moi, n’est pas une «réalité objective», et mes croyances et convictions sont sérieusement entachées d’une bonne dose d’illusion et d’erreur. Mais cette illusion et cette erreur s’auto confirment régulièrement dans ma vie !

Bonne nouvelle : si ce qui m’arrive et la façon dont le monde se comporte avec moi sont en grande partie liés à mes idées, mes a priori, mes croyances (issues généralement de mes expériences infantiles) alors j’ai une possibilité, en travaillant sur moi-même, de voir le monde et les autres « changer », à ma grande surprise.

 

Tout ceci pose, au psychothérapeute, une vraie question, que nous aborderons dans d’autres post : les connaissances en psychopathologie, conduisant à mettre une étiquette sur le patient (il est… hystérique, obsessionnel, caractériel, état-limite, schizoïde, psychotique… que sais-je encore ?) ne risquent-elles pas d’être un véritable handicap pour la cure plutôt qu’un atout « scientifique » ? ! Ne risquent-elles pas, paradoxalement, de cristalliser le problème… en luttant contre celui-ci ? En savoir +

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Faites votre 180 degrés : changez de stratégie

 

Il faut que je vous parle du seul et unique livre de développement personnel que mon mari m’a piqué  ;-)  pour le lire en douce. Ou plutôt non : je vais, cette fois, le laisser vous confier son impression. Vous aurez ainsi l’opinion d’un « profane » !

Vous avez tout essayé ? mais toujours dans le même sens

« On vous a certainement appris depuis votre plus jeune âge à persévérer dans l’effort. A ne pas vous décourager, à garder le cap : insister patiemment, persister paye sur le long terme, c’est bien connu.[1]

Faites votre 180 degrésCertes, mais alors comment interpréter les impasses ? Le harcèlement au travail qui finit par rendre fou, les émotions paralysantes, les crises conjugales ou familiales ? Quid de l’échec monumental qui vous saute à la figure après tant d’années de lutte visible ou invisible ? Car beaucoup d’entre nous sont capables d’avaler des couleuvres pendant des années

en se répétant que ça ira mieux demain !

Le livre d’Emmanuelle Piquet nous invite dès le sous-titre à interroger notre posture , à nous remettre en question sans trop tarder : « Vous avez tout essayé. Et si vous tentiez l’inverse ? » Ah c’est sûr, ça fait tout drôle de prime abord, ça fait un peu perdre l’équilibre, mais qu’est-ce que c’est frais ! Tenter l’inverse, est-ce vraiment suicidaire ? Est-ce de la provocation gratuite, vous demandez-vous ?

L’école Palo Alto : une nouvelle intelligence relationnelle

L’approche de l’école Palo Alto vous ouvre une fenêtre. Le vent s’engouffre et vous respirez : vous réfléchissez autrement avec elle, et vous vous découvrez une nouvelle intelligence. Vous cessez de faire l’automate qui, répétant les mêmes gestes, ne produit que « toujours plus de la même chose »[2].

Opérer un virage à 180° dévisse l’écrou que vous avez trop vissé dans le même sens. Votre ado décroche des études malgré tous vos efforts pour le maintenir à flots dans son cursus scolaire. Et si vous cessiez de le faire nager avec vos bouées ? Si vous le laissiez agir à sa façon, en le responsabilisant pleinement, coulerait-il ? Changerait-il de bassin ? Nagerait-il comme un petit chien ?

Dans un style clair et alerte, Emmanuelle Piquet, à la suite d’une partie théorique, présente 18 situations où l’approche à 180° s’est montrée efficace. Je ne doute pas que certaines d’entre elles vous interpelleront. » En savoir +

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La CNV : qu’est-ce que c’est ?

La CNV : qu’est-ce que c’est ?

Lundi 19 avril 2010, par Isabelle Padovani // Présentation

La Communication NonViolente ou CNV est selon son créateur, Marshall B. Rosenberg, « Le langage et les interactions qui renforcent notre aptitude à donner avec bienveillance et à inspirer aux autres le désir d’en faire autant »

Nous avons tous expérimenté des manières joyeuses et authentiques d’être en relation avec nous-mêmes et avec les autres. Nous vivons également des situations moins satisfaisantes où nous sommes en conflit, où nous n’arrivons pas à nous exprimer clairement, où nous doutons de notre capacité à créer du lien et à trouver avec l’autre une relation harmonieuse et constructive. Le processus de la Communication NonViolente mis au point par Marshall B. Rosenberg, nous permet de :
- repérer ce qui, dans notre manière de penser et de communiquer, bloque et génère la violence ou, au contraire facilite la communication et désamorce les conflits
- développer nos capacités à clarifier ce que nous vivons et à exprimer des demandes claires
- apprendre à « décoder » l’agressivité de manière à rétablir ou instaurer un dialogue où chacun se sent reconnu La CNV propose une manière de communiquer simple et concrète par laquelle chacun prend soin de ses besoins et trouve aussi plaisir à satisfaire les besoins des autres. Elle réveille le plaisir naturel de coopérer, que ce soit en milieu professionnel, social ou familial.

La CNV nous aide à nous mettre en lien avec ce qui est vivant en nous et dans les autres, instant par instant ; avec ce que nous ou les autres pourrions faire pour nous rendre la vie plus belle, tout en ayant conscience de ce qui peut faire obstacle à notre façon naturelle de donner et de recevoir. La CNV nous invite à reconsidérer notre façon de nous exprimer, d’écouter et de résoudre les conflits, en plaçant notre conscience sur ce que nous observons, sur ce que nous ressentons, sur ce dont nous avons besoin et sur ce que nous demandons. Le langage de la Communication NonViolente éveille notre capacité à nous montrer empathiques et vrais, on l’appelle parfois « la langue du cœur ». En savoir +

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La thérapie brève, systémique et stratégique

par Béatrice Giraudeau

 

"La folie, c'est se comporter de la même manière et
s'attendre à un résultat différent"
Albert Einstein

 

 

Thérapie brève, systémique et stratégique. Gregory Bateson

Gregory Bateson,
le fondateur de Palo Alto

Dans la mouvance actuelle des nombreuses thérapies, d'inspiration psychanalytique ou pas, longues ou brèves, il est souvent très difficile pour une personne novice de savoir ce qu'il en retourne; je vais tenter de vous donner un éclairage, quelque peu réducteur je le crains, mais accessible au plus grand nombre, je l'espère, sur la thérapie brève systémique et stratégique, qui est une approche thérapeutique psycho-relationnelle née du courant de pensée de l'Ecole de Palo Alto.
Dans un premier temps, on peut retenir qu'elle se différencie – par une vision novatrice de la genèse et de la résolution de problème – de la psychanalyse et de la psychologie, qui elles s'efforcent de trouver le pourquoi de votre souffrance en allant chercher les évènements traumatisants de votre histoire. Oui mais, car il y a un mais, comme le dit si bien Giorgio Nardone dans Le dialogue stratégique:" Penser que si l'on comprend une chose, on pourra la changer est une vieille illusion des êtres humains." Contrairement au pourquoi et à de longues années d'accompagnement, la thérapie brève s'illustre par une démarche qui vise le comment sortir la personne de sa souffrance, en étant orientée solution et changement dans l'ici et maintenant, avec un travail plus bref (de quelques séances parfois à 20 séances au grand maximum). Mais avant d'aller plus loin, revenons à l'Ecole de Palo Alto et à ses pionniers. En savoir +

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Présentation de Jean-Marc Henriot, fondateur de l’école

Bande - Thérapie Brève Intégrative - Montpellier

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Toutes les méthodes de thérapie brève sont axées sur la résolution d’un problème et peuvent se résumer à modifier la solution habituellement adoptée par la personne.

Présentation de Jean-Marc Henriot, fondateur de l’école

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